La rectocolite hémorragique est une maladie auto-immune chronique et douloureuse causée par une inflammation incontrôlée. Cette inflammation entraîne la formation d’ulcères et de lésions sur la muqueuse du côlon et du rectum, un phénomène déclenché par l’infiltration des lymphocytes T et une cascade inflammatoire associée.

Le principal symptôme de la rectocolite hémorragique est la présence de sang dans les selles.
Parmi les autres symptômes courants, on retrouve :

  • Une diarrhée chronique de type muqueux, pouvant durer plusieurs semaines

  • Le ténesme, c’est-à-dire un besoin urgent d’aller à la selle, souvent sans réelle évacuation

  • Une incontinence fécale

  • Une perte de poids

  • Une fatigue persistante, parfois accompagnée de fièvre

  • Une anémie par carence en fer

  • La présence d’aphtes dans la bouche

Traitements conventionnels de la rectocolite hémorragique

La prise en charge de la rectocolite hémorragique repose principalement sur des traitements médicamenteux similaires à ceux utilisés pour les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.
Les options thérapeutiques les plus courantes incluent :

  • Les 5-aminosalicylates, administrés par voie orale ou rectale (lavements ou suppositoires), pour réduire l’inflammation

  • Les corticostéroïdes (tels que la prednisone ou la budésonide), utilisés pour un contrôle plus efficace des poussées inflammatoires

  • Les immunosuppresseurs, comme l’azathioprine (Imuran) ou la ciclosporine

  • Les inhibiteurs du TNF, des médicaments ciblant le facteur de nécrose tumorale (TNF), un élément clé des poussées inflammatoires

  • La chirurgie, envisagée en dernier recours pour retirer les parties du côlon sévèrement endommagées

Thérapie par cellules souches mésenchymateuses (CSM) pour la rectocolite hémorragique

Lorsque les lésions du côlon sont étendues, une intervention chirurgicale est souvent recommandée. Toutefois, la thérapie par cellules souches mésenchymateuses représente une alternative plus sûre et moins invasive.

Les cellules souches mésenchymateuses peuvent être extraites de la moelle osseuse ou du tissu adipeux du patient. Si ces sources ne sont pas disponibles, elles peuvent également être prélevées à partir du placenta et du cordon ombilical de donneurs non apparentés.

Des recherches récentes explorent également l’utilisation de nanoparticules dérivées des cellules souches mésenchymateuses, comme les exosomes ou les vésicules extracellulaires. Ces éléments pourraient offrir des bienfaits thérapeutiques similaires sans nécessiter l’injection directe de cellules souches. Bien que cette approche reste encore théorique, elle pourrait ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques à l’avenir.

En plus de leurs propriétés anti-inflammatoires, les cellules souches mésenchymateuses pourraient favoriser la régénération des tissus endommagés par l’inflammation chronique, offrant ainsi une solution prometteuse pour réparer les lésions coliques causées par la rectocolite hémorragique.